Les municipales, le MoDem et les alliances

Dans les tout prochains mois, la stratégie municipale du jeune Mouvement Démocrate va prendre forme. A sa création, le MoDem a réveillé beaucoup d’espoirs auprès de ses cent mille pré-adhérents : un parti enfin à contre-courant des pratiques de la politique traditionnelle, novateur en matière de démocratie interne et… indépendant de l’establishment politique. Les élections municipales de mars 2008, bien plus que celles des législatives fortement marquées par le résultat de la présidentielle, seront une épreuve décisive pour l’avenir de ce mouvement et des idées qu’il défend.


La politique est l’art du possible, mais cette définition s’applique particulièrement au MoDem. A la veille des élections municipales et avant toute prise de position, tout semble possible pour lui.

Si je pense que les élections municipales seront décisives, c’est parce que le nombre d’élus locaux à travers le territoire constitue la charpente d’un parti et qu’il prépare à toutes les autres échéances, notamment cantonales, régionales et sénatoriales. Sur le plan de l’action publique, la politique gouvernementale a besoin aussi des élus locaux pour être diffusée et traduite localement : la qualité de la courroie de transmission dont disposera Matignon se déterminera en mars prochain.

Le mode de scrutin municipal, pour mémoire, ne fait pas dans la tendresse : la liste arrivée en tête prend d’emblée la moitié des sièges. La deuxième moitié est répartie au prorata des scores obtenus. A titre d’exemple, une liste qui gagnerait de 50,01 % pour une municipalité de 40 sièges, emporterait 20 + 10 = 30 conseillers sur 40.

  • Première question : Héraut de l’indépendance politique, le MoDem peut-il s’allier sans décevoir ses électeurs ? En effet, la question n’est pas exactement de savoir s’il doit faire alliance ou non : seules les listes ayant réalisé plus de 5 % des suffrages exprimés peuvent s’allier, et seules les listes ayant fait plus de 10 % des suffrages exprimés peuvent se maintenir sans alliance au second tour.
  • Deuxième question : Est-ce que les alliances doivent être homogènes entre la gauche et la droite partout en France, ou peuvent-elles être complètement fonction des caractéristiques locales ?
  • Troisième question : Quand faut-il partager avec les électeurs l’éventualité d’une alliance : avant le premier tour ou seulement pendant la semaine de l’entre-deux tours ?

Ces questions devraient aussi être discutées lors des assises de la démocratie à Seignosse du 13 au 16 septembre. Je vous propose d’en débattre dans ce blog, proches ou non de la démarche du MoDem, quelque soit votre sensibilité politique.

14 comments to Les municipales, le MoDem et les alliances

  • Lancelot

    Bonjour Christelle,

    voici mon point de vue concernant tes 3 interrogations :

    – dans la logique du premier tour, je pense bizarrement qu’il ne faut pas réfléchir aux futures alliances. Selon moi, il faut toujours aller à la bataille avec l’objectif de gagner ! Sinon cela ne sert à rien. Alors oui, nous ferons plus de 5% aux munipales parisiennes ! Oui, nous pouvons faire plus de 10% des suffrages ! Oui nous pouvons être au second tour ! Après cela dépendra du "casting" qui y sera pour beaucoup …

    – sur l’homogénéité des alliances. Je ne le pense pas. Evidemment, à titre personnel car venant de la gauche, je serai plus enclin avec des alliances avec le PS. Notamment à Paris où finalement le bilan de la municipalité Delanoë n’est pas si catastrophique, au regard de ce qu’ont fait les précédents maires. Donc oui : une alliance en fonction des municipalités. Ou bien pas d’alliance du tout. J’imagine par exemple une alliance avec Frêche, à supposer qu’il se présente à Montpellier. Ca me ferait mal que le MoDem s’allie avec lui …

    – le timing ! Super question … Mais il est pour moi évident qu’il faut y réfléchir dès maintenant, entre nous. Sans forcément communiquer. Sachant que de toute façon, si nous réfléchissons en "interne" aux alliances, cela fuitera forcément. Après, il s’agit de savoir si l’on veut démentir ou pas. Mais plus important encore : si l’on prévoit des alliances locales avec untel ou unetelle, il faut également songer à présenter des candidats compatibles … Par exemple sur Paris, réfléchir à ne pas présenter des candidats détestés par Delanoë si l’on veut s’allier avec eux. Après, je ne pense pas que communiquer sur nos alliances soient très malins : si le MoDem annonce clairement qu’il s’alliera avec le PS ou l’UMP, pourquoi les électeurs voteraient-ils pour nous ?

    En tout cas, merci d’ouvrir cette discussion, je trouve ça passionnant !

    Je t’embrasse,
    Luc

  • peduzzi

    bonjour,
    j’ai du mal à faire un commentaire car je partage la reflexion de christelle quasiment à 100 %.
    Toutefois je pense que pour le 1er tour il faut courir sous nos couleurs en ouvrant les listes à des personnes non MODEM mais pas d’accord global avec les grandes formations politiques françaises y compris avec les verts.
    Il faut que tout le monde puisse savoir ce que pèse vraiment le MODEM.
    Il reste l’écheance suprême qui va determiner l’avenir du MODEM, c’est le soir du 1er tour où la strategie sera fondamentale, car comme le dit christelle, les elus locaux seront le socle de notre formation, le plus dur sera de faire comprendre à l’ensemble des forces vives du MODEM cette fameuse strategie, et c’est là que je compte beaucoup sur françois BAYROU pour créer cette alchimie necessaire pour ne laisser personne sur le bord de la route!
    A bientôt

  • Guillaume A

    Bonjour,

    Pour répondre aux questions posées, ce que j’avais déjà fait par avance dans un commentaire du mois de juillet, je crois effectivement, comme le dit Alain PEDUZZI, qu’il faut aller partout au premier tour, sous nos couleurs.

    Je rappelle qu’il y a un an, nous avons fait alliance avec Alain JUPPE à BORDEAUX, dès le premier tour, tout cela pour un bénéfice d’autant plus nul que l’avenir politique de ce dernier est compromis.

    Mais je vois difficilement comment nous ne pourrions pas faire alliance pour le second tour si nous voulons prendre des villes.

    Comme le disais Alain dans un précédent commentaire, si c’est pour passer deux conseillers municipaux par-ci, par là, àa ne sert à rien, et nos sénateurs, je le crains, en tireront les conséquences.

    Sur le caractère homogéne des alliances, bien que venant de la droite, je partage l’avis de Lancelot, je suis enclin à des alliances avec PS partout et à une rupture des alliances avec l’UMP, partout.

    Je pense que si nous passons des alliances différentes selon les villes, l’opinion ne comprendra pas.

    De toue manière, sur le choix des alliances, et je réponds par avance à la troisième question, je crois que le paramétre important sur cette question, c’est la partage de cette question avec les nouveaux adhérents.

    Nous pourrons indiquer le choix de nos alliances aux électeurs au soir du premier tour mais à l’égard de nos nouveaux militants, il serait suicidaire de ne leur dévoiler ce choix qu’à ce moment là.

    Ils ont soifs de démocratie et si nous les tenons à l’écart des choix, ils partiront.

    J’espère donc que le MoDem ne sortira pas de son chapeau les alliances sans en avoir discuté et informé l’ensemble des militants.

    A bientôt.

  • L'Hérétique

    Merci Christelle d’ouvrir ce débat,

    Pour ma part, je suis hostile aux alliances : je pense que nous avons tout intérêt à nous maintenir partout et à faire en sorte qu’il n’y ait aucune majorité absolue dans les grandes villes, mais des majorités relatives susceptibles de basculer selon nos votes.
    Ainsi, nous pourrons travailler autour de majorité d’idées et non sur des bases électoralistes. Nous n’avons rien à gagner à nous faire satelliser par les Socialistes, et encore moins par l’UMP d’ailleurs (cette dernière n’a de cesse que de vouloir nous anéantir).
    Delanoë a certainement un bien meilleur bilan que l’ex-RPR, mais il n’en gère pas moins Paris comme une grosse capitale de province et n’a pas d’autres ambitions que d’en faire un centre festif.
    Sur l’environnement, il y a des acquis positifs, mais ce n’est pas suffisant.
    Au niveau économique et financier, il faudra une toute autre ambition que la sienne pour faire de Paris une rivale de Londres ou de New York. Mais comme chez les Socialistes, l’argent continue à sentir le souffre, il n’y a pas grand chose à espérer d’eux sur ce point, alors que nous pourrions en développant ces secteurs créer des dizaines de milliers d’emplois.
    Les Socialistes préfèrent les emplois assistés et publics, qui coûtent cher en fiscalité et ne débouchent sur rien.
    Moi aussi je viens de la gauche (sans doute une erreur d’aiguillage à l’origine) mais je préfère de loin m’allier avec le centre-droit (Nouveau Centre, par exemple) qu’avec le PS, à l’exception notable de pragmatiques comme Ségolène Royal (on lui fait vraiment un mauvais procès, je trouve dans la presse, et chez les Socialistes en général).

    Et je ne parle pas de la culture à Paris, parce que là aussi je suis très opposé aux choix opérés par l’équipe municipale.

    Bref, Vade Retro Socialistas.

  • arno

    J’ai beaucoup aimé votre site: je suis pour une alliance PS:rénové-modem-cap21-vert-prg-mrc

    Cela vous direz t-il de mettre un lien mutuelle entre nos deux sites si vous le désirez!!!
    Mon blog est le suivant: segoleneroyal2012.over-bl…

    Et dès maintenant,abonnez vous en grands nombres à la Newsletter.
    Venez nombreux voir ce blog malgré vos appartenance politique,il est ouvert à tout le monde,vous pouvez débattre dans les commentaires!!!

  • Benoit CHARVET

    Quel Avenir pour le Mouvement Démocrate ?
    Venez lire la « Lettre ouverte : Pour un Projet Alternatif » publiée sur mes blogs : benoitcharvet.lejdd.fr/20… et ben3002.blog.20minutes.fr… , qui tente de lancer des pistes sérieuses de réflexion !

    A très bientôt !

    Benoît CHARVET

  • gabrielfouquet

    Cruel dilemme! Le Modem, et c’est en cela que beaucoup de français y ont adhéré ou tout au moins ont été sensibles à sa démarche, s’est proposé d’envisager la politique autrement que dans la confrontation stérile de deux blocs, de faire passer l’intérêt, d’une ville, d’une circonscription, d’une région, d’un pays avant les intérêts des partis, si mesquins et obtus. Soit bravo. Seulement, nul n’est prophète en son pays et ce qui a l’air de fonction de manière tout à fait normalement dans d’autres pays européens ressemble à une utopie agitée par quelques doux rêveurs en France. Pourquoi? pour beaucoup de raison dont le mode de scrutin qui limite le champs d’expression à deux voix. Tout autre voix est irrémédiablent étouffée, laminée. Alors quoi? Faut-il pour autant renoncer? Certainement pas. Mais pour prouver la validité de nos valeurs, encore faut-il être en mesure de les appliquer et donc pour cela d’accéder à des responsabilités de quelques échelons qu’elles soient. Encore faut-il aborder le second tour (Au risque de paraître un , j’exclue l’alliance pour le premier tour) dans des conditions décentes, propres à nous faire entendre de nos concitoyens. Et c’est pour cela qu’une alliance sur des projets, des idées et non sur des positions en tête de liste (je suis à cet égard totalement confiant vis à vis de nos candidats) est tout à fait envisageable, voire souhaitable d’autant qu’il permettra ainsi de vérifier qu’en France on peut faire vivre et travailler ensemble, main dans la main des gens avec des opinions différentes (je ne parle pas de débauchage) en toute sincérité et en toute efficacité. Qu’on en en finisse avec le règne de "L’un et ou l’autre" et que vienne celui de "L’un et l’autre". Maintenant avec qui faire alliance? le MoDem n’est ni à droite ni à gauche, il est MoDem et doit le rester indépendant, intelligent et surtout transversal. C’est pour cela qu’à une alliance avec un parti, je privilégierai l’alliance avec une idée, un projet commun sur le plan local. Aucune alliance nationale. Pas de décision arbitraire qui viendrait du fin fond d’une commission. Tout doit être décidé par les candidats qui sont le terrain. Confiance doit leur être faite. C’est de leur responsabilité. Ils portent fièrement nos couleurs, défendent nos valeurs avec courage, obstination et talent. Qu’aucun appareil n’interfère donc dans leur combat. La tâche est suffisamment difficile pour qu’en plus on ne leur rajoute pas des obstacles. Il en va de notre crédibilité, de notre survie.

    Vive le MoDem

  • Madeira

    Pas de grande réflexion ce soir ni de grande idée à proposer ( elles sont souvent la face B de l’eau chaude) mais peut-être une invitation à penser ce point de vue d’autrui : " En politique, un imbécile qui court ira toujours plus loin qu’un intelligent assis"…
    Je m’interroge beaucoup sur notre "centrisme central" et rêve souvent que l’on s’approprie le mot d’ordre de Jean Paul 2 , certes en d’autres circonstances : " N’ayez pas peur".
    A bientôt tout le monde ( avec une vrai contribution au vrai débat d’idées).
    En avant donc !

  • johann lauthier

    Christelle,

    J’ai régulièrement entendu parler de toi par mon ami JR Sergent…

    Je trouve le débat que tu ouvres particulièrement intéressant… Et je partage tes interrogations !

    Je pense que la politique est essentiellement une affaire de personnes, quand il s’agit d’un mandat local… Pour m’expliquer, si une liste de gauche est de tendance "strauss khanienne", je pourrais envisager de travailler avec, alors que ce serait difficile pour moi de travailler avec des fabiusiens…
    La même réflexion pourrait se reproduire à droite, avec une forte différence entre un Barnier et un Estrosi…

    Alors il faudrait que le national laisse une grande autonomie aux fédérations pour choisir la stratégie la plus raisonnable… Et c’est je pense ce vers quoi nous allons…

    Johann Lauthier
    Secrétaire des Jeunes Démocrates du Loiret
    http://www.johann-lauthier.com

  • christelle de Crémiers

    Extraordinaire mais vrai : Clémentine Autain, conseillère proche des communistes parisiens vient de déclarer aujourd’hui qu’elle refuse une allaince avec le MoDem. Qu’elle se rassérène : il me semble que les élus Modem n’ont ni besoin, ni envie d’une quelconque alliance avec son parti d’extrême gauche. Je vous invite à lire son blog, vous y trouverez une description des centristes tellement caricaturale (des affreux libéraux exploiteurs) que l’on se demande commant des clichés aussi vieux peuvent encore servir de représentation du monde à une élue aussi jeune.

  • Phil

    Bonjour,
    Adhérent du modem à Malakoff, je tiens à vous féliciter pour ce blog qui est très intéressant et pertinent.

    Je vous remercie de poser cette question qui pour nous est vitale.

    Le modem a effectivement pour objectif de réunir le centre gauche et le centre droit.

    Notre force est effectivement d’être ni de gauche, ni de droite et en même temps d’être de gauche et de droite. Cela nous permet de cibler les problèmes sans à priori et de pouvoir apporter des solutions pertinentes.

    Mais c’est également notre faiblesse dans un système bipolaire où tout est vu de façon manichéen alors que notre monde est très complexe.

    Sauf si nous faisons 51%, la question finit par se poser, et notre responsabilité est importante, surtout si nous voulons faire un centre fort et indépendant qui fait et défait les majorités.

    En ce qui me concerne, je pense qu’il faut voir les municipales comme une élection à 2 tours.

    Au premier tour, on vote un idéal et on mesure un rapport de force.
    Au second, on se pose la question de savoir qui est le maire.

    Dans cette optique là, je pense que le modem doit partir aux municipales sous ses propres couleurs afin que les personnes qui ont notre idéal puissent voter selon leur conviction.

    Dans l’optique du second tour, je ne suis pas contre d’éventuelles fusions, mais je pense que ça doit dépendre de trois facteur:
    – La situation politique de la ville
    – La personnalité des personnes
    – Les programmes développés.

    Je pense que les alliances doivent se faire localement, au cas par cas, mais doivent être réfléchie durant la campagne.

  • Manuel de Survie

    Marielle de Sarnez ayant annoncé qu’elle conduirait la liste du MoDem à Paris, la question des alliances se pose autrement :

    – Le MoDem va -t-il se rallier à une candidate investie par l’UDF ?

    – N’est-il pas préférable, pour un concurrent, d’exploiter la brêche, plutôt que de faire alliance ?

    Sans le MoDem – sans ses nouveaux militants et ses électeurs propres (4 ou 5% à Paris) – il n’y aura probablement pas de second tour pour la candidate auto-proclamée. Car ils ne se contenteront pas de s’abstenir. Ils feront leurs propres alliances. Et leur propre campagne.

    Marielle de Sarnez avait pourtant toutes les chances d’être investie par les adhérents du MoDem, si un processus démocratique d’investiture avait été mis en route.

    Plus maintenant.

  • SAID

    bonsoir christelle que pensez vous de la position d’un certain nombre de personalites udf(mr bariani,mrcornillet,mr arthuis, mr benoit…….) de maintenir l’udf en tant que partie distincte du mouvement democrate??? merci de votre reponse bonne continuation!!

  • gabrielfouquet

    Démocrates de tous le pays levez-vous!

    Qui que vous soyez, d’où que vous veniez, quoi que vous pensiez, si vous êtes plus que décus des premières mesures du gouvernement Fillon et de son hyper-président Sarkozy, si vous ne vous retrouvez pas dans une politique faisant de l’argent la valeur première (comme ose le déclarer Catherine Lagarde), si vous vous faites une autre idée de la société française et de la place de la France dans le monde (autre qu’un satellite de Washington), de la démocratie française (Peut-on encore parler de démocratie quand on entend Patrick Devaidjan comparer la France aux autres monarchies européennes), si vous êtes inquiet pour vos enfants et pour le pays que vous laisserez aux générations futures (dette, école, santé, environnement), alors vous êtes encore un être humain et vous avez quelque chose de commun avec le mouvement démocrate qui ne se reconnait pas dans cette France là et qui se fait une autre idée de ce que doit être la société française (appeler à proposer une véritable alternative au modèle dominant) qui ne doit pas seulement fabriquer des machines à faire de l’argent qu’elle qu’en soit le moyen, mais avant tout permettre à ces citoyens de s’épanouir socialement (quand je dis socialement je pense à la possibilité qui doit etre donner à tout citoyen de trouver sa place dans la société) de prendre part aux décisions importantes de sa ville, de sa région, de son pays, de sa planète car c’est de sa responsabilité. Alors certainement nous nous retrouverons tous très prochainement derrière ces valeurs qui nous sont chères et que nous ne voulons à aucun prix voir disparaître.

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