Copenhague ne doit être qu'un début

L’échec du sommet mondial de Copenhague relance le scepticisme sur les conséquences de l’action de l’Homme sur le climat. Entre défiances mutuelles et culte de l’image publique, le sommet n’a répondu ni à la fin du protocole de Kyoto pour les émissions des gaz à effet de serre, ni aux autres défis écologiques planétaires.


L’opinion publique mondiale est née il y a quelques années. On peut la dater de la Guerre en Irak, contre laquelle des manifestations ont éclos partout dans le monde, ou de l’élection de Barack Obama pour laquelle les sondages d’opinion se sont déroulés dans tous les pays, y compris la Chine. Toujours est-il que cette opinion mondiale prend racine désormais dans la conscience de partager une même planète, un même patrimoine naturel et un même caractère fini des ressources. Nous comprenons que le développement matériel ne peut être infini, que la croissance mesurée en PIB ne signifie plus progression vers plus de bonheur, mais que la croissance de la connaissance, de la recherche de bien-être, de l’harmonie entre les hommes est, elle, infinie.

Cependant, la posture des dirigeants politiques n’en a pas tenu compte pendant les deux dernières semaines. Très schématiquement, les différentes postures peuvent se caricaturer ainsi : 1. L’Europe : si je fais un effort, il faut que les autres en fassent aussi. Et je dis non à l’Afrique pour le prolongement d’un Kyoto 2 car je ne veux pas reconnaître que je n’ai pas tenu les engagements du Kyoto 1 en matière d’aide au développement. 2. La Chine : je ne veux pas arrêter de m’enrichir alors que je commence à peine, et j’entraîne avec moi l’Afrique qui ne me fait pas peur car elle commence encore plus à peine. 3. Les États-Unis : nous avons accepté de signer Copenhague, alors que nous n’avions pas signé Kyoto, il faut le souligner. Comme l’Europe, nous disons non à un Kyoto 2, et comme la Chine, nous disons non à une gouvernance supra nationale (Long term Cooperative Action). Nous sommes donc d’accord avec tout le monde et, en plus, conciliants.

Une impression de ‘hors sujet’ se dégage de cette caricature. Copenhague ne doit être qu’un début, le début d’une nouvelle gouvernance, le début d’un engagement pour le climat, le début d’une réponse concertée contre la faim, la soif, la déforestation, le traitement partiel des gigantesques déchets urbains…

Valeurs Démocrates, le think tank dédié à la bataille pour la démocratie, recevra
le samedi 9 janvier 2010 de 14h30 à 16h30
Corinne Lepage, Michèle Rivasi, Jean-Paul Besset, Patrice Hernu et Antoine Waechter (sous réserve)
autour du thème « Après Copenhague, que faire ? »
au Conservatoire National des Arts et Métiers, 292, rue Saint-Martin, Paris IIIe.

Vous y êtes chaleureusement invités !

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